Triathlon : 5 erreurs de débutant à ne pas (re)commettre

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     Soyons clairs : ce ne sont pas là les conseils d'un vieux briscard du triathlon, rompu à l'exercice après des années de pratique de la discipline. Bien au contraire ! Avec seulement deux courses réalisées l'an passé, je n'en suis qu'à mes débuts dans ce sport. Alors forcément les erreurs de débutant, j'en fais quelques unes. L'avantage, c'est que je n'ai pas à remonter bien loin pour les analyser. Afin d'entamer sereinement ma deuxième saison de triathlon, et pour éviter des mésaventures aux nouveaux venus dans ce sport, je vous propose de revenir sur quelques petites boulettes, que j'espère bien ne plus commettre à l'avenir !

Ne pas savoir où on en est

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     Pour ma première dans cette discipline, je n'avais pas de compteur sur le vélo que l'on m'avait prêté, et pas encore de montre GPS. Pour le repérage sur le parcours, je m'en étais donc totalement remis à l'organisation de la course et aux panneaux de distance qui seraient, forcément pensais-je, installés sur le parcours. Sauf que je n'en ai croisé quasiment aucun !

     Pour être précis, zéro sur le parcours vélo, et seulement un, au deuxième kilomètre, sur la course à pied. Il est bien sûr possible que j'en ai raté certains, mais le balisage laissait quand même clairement à désirer. Et lorsque l'on est novice, je vous assure que 40 km en vélo sans savoir où on en est, ça peut paraître très long.

 

     S'assurer quelques jours avant la course auprès de l'organisation de la présence d'indications de distance peut donc être une précaution utile. Le cas échéant, cela laisse de quoi réfléchir à l'achat d'un compteur de vélo, même ultra-basique, qui pourrait faire un compagnon de route appréciable.

 

Surestimer sa performance

 

     Avant mon premier tri, j'estimais mon niveau de course à pied sur 10 km à environ 50'. Je ne savais pas trop comment j'allais réagir à la fatigue cumulée des deux premières épreuves, donc je situais mon chrono probable le jour de la course quelque part entre 50' et 1h. Alors en bouclant l'épreuve avec un temps de 42' sur la dernière partie de course, je n'en croyais pas mon chrono ! L'étonnement a fait peu à peu place à la fierté, me disant que j'avais vraiment bien couru (vive moi !).

 

     Ce n'est que plus tard, en lisant des compte-rendus de collègues blogueurs ayant participé à la course, que la supercherie éclate au grand jour : le parcours faisait non pas 10, mais 9 km ! Évidemment sur le coup, sans GPS, impossible de flairer l'embrouille. L'erreur n'est finalement pas bien grave, puisqu'elle s'applique à tout le monde. J'ai bien couru quand même, et j'aurais fait 46' pour 10 km ce qui était déjà inespéré. 

     Le risque principal, c'est en fait de prendre des références faussées, pour ensuite se fixer des objectifs en réalité trop ambitieux. Après course, ma conclusion était logiquement que j'étais capable de courir à 4'15"/km sur un CD. Je plaçais en réalité la barre trop haut, et quelques mois plus tard mon rythme de 5'/km à Jablines a été une source de déception, puisque je me croyais loin de mon potentiel.

     Attention donc, d'une part à bien évaluer son niveau, et d'autre part à ne pas prendre les distances données par les organisateurs des courses pour argent comptant.

 

Utiliser du matériel inadapté

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     Ce n'est pas le matériel qui fera votre course et vous fera avancer, quelle que soit la discipline envisagée. Par contre, un équipement inadapté ou mal utilisé pourra vous handicaper fortement, et vous faire perdre un temps précieux.

 

     C'est sur la partie natation que mes premières courses m'ont permis de constater cela. Pour cette discipline, la question de la combinaison se pose immanquablement. Après un premier triathlon en maillot dans un bassin à 27°C, ma deuxième expérience était plus fraîche, avec une eau à 18°C. Ayant peur d'avoir froid, j'ai acheté au dernier moment une combinaison non pas de natation, mais de snorkeling (dans ce genre ), pas très adaptée mais beaucoup moins chère. En magasin je n'étais pas gêné dans mes mouvements, mais dans l'eau ça a été autre chose. Chaque mouvement demandait à mes bras de tendre la matière élastique de la combi, cela leur a vite déplu et ils ne se sont pas gênés pour me le faire sentir. Il s'agissait donc d'un mauvais calcul, et d'une erreur que je ne referai plus.

     Pour les lunettes de natation également, remplacer ma paire de piscine - verres miroir, foncés et étroits - par une paire plus claire avec un champ de vision plus large a constitué un gain appréciable.

 

 

     Le constat se généralise facilement au vélo et à la course à pied. Au mieux, un équipement inadapté vous fera perdre du temps, au pire vous risquez de vous blesser. À ce titre, des chaussures dédiées à la course à pied sont absolument indispensables !

 

Négliger les transitions

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     Les transitions constituent en quelque sorte le quatrième sport du triathlon. Comme il serait dommage d'y perdre le temps si difficilement gagné sur les trois parties de course, une préparation dédiée s'impose.

 

     D'un point de vue gestion de l'effort physique, passer en quelques secondes d'une discipline à une autre totalement différente demande au corps un peu d'adaptation. La transition natation/vélo est difficile à travailler à l'entraînement sans soutien logistique, par contre une séance enchaînée vélo/course à pied est assez simple à mettre en oeuvre. Celle-ci permet de se familiariser avec les sensations de course à la descente du vélo, qui sont bien différentes de la course à pied classique. Pratiquer ces entraînements m'a permis de ne pas me faire surprendre le jour de la course.

 

    Mais les transitions s'envisagent aussi d'un point de vue technique. Il s'agit de réaliser un certain nombre de gestes précis dans un ordre bien défini, et bien sûr le plus vite possible. Et cela, je l'avais carrément laissé de côté pour mes premières courses... Du coup, je n'avais pas les automatismes, et l'excitation de la course alliée à la précipitation m'ont conduit à quelques ratés : nœud du maillot de bain coincé, chaussettes et lacets difficiles à mettre avec le froid et les mains mouillées, vélo guidé tant bien que mal par le guidon (par la selle c'est bien mieux !), etc.

 

     Pour ne pas avoir de surprise le jour de la course, ces deux aspects des transitions sont donc à travailler à l'entraînement, au même titre que la natation, le vélo et la course à pied !

 

Sous-estimer le drafting

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     Le drafting, c'est le fait de rouler assez proche derrière un cycliste ou un groupe de cyclistes pour bénéficier de son "aspiration", c'est-à-dire d'une moins grande résistance de l'air à l’avancement, qui permet de faire moins d'efforts pour une même vitesse. Le drafting était à l'origine interdit en triathlon, mais de plus en plus d'épreuves dérogent à cette règle. Alors faut-il rouler en peloton ? 

 

     Je pense qu'il faut avant tout savoir à quoi s'en tenir. Tout d'abord, le gain de performance potentiel est énorme. Pour donner une idée, sur mon premier tri je roulais seul à 30km/h et tous les groupes qui m'ont dépassé roulaient bien plus vite que moi, au moins 35km/h à vue de nez. Certains étaient sans nul doute bien meilleurs que moi à vélo, mais quand TOUS les groupes vous dépassent comme ça, même après 1h de course, alors que vous roulez à 30 ce qui n'est quand même pas si mal, c'est qu'ils doivent bien avoir un truc en plus. Je n'ai pas percuté sur le moment, mais ce truc, c'était le drafting.

     

     Néanmoins, le calcul n'est pas aussi simple que "je vais me mettre derrière et gagner 5km/h sans me fatiguer". Déjà parce qu'il faudra à un moment prendre le relais en tête de peloton, et que là personne ne vous aide à rouler à 35 (ou plus). D'autre part, rouler au plus près d'autres cyclistes pour profiter au maximum de l'aspiration demande de la technique, et de l'entraînement. Lorsqu'on n'en a pas l'habitude, le risque de chute est bien plus grand qu'en solitaire, et un peloton qui se met par terre ça fait des dégâts (Alexandre en a fait l'expérience).

 

     Il parait difficile de ne pas conseiller de profiter des pelotons pour améliorer le chrono de la partie de vélo. Le gain potentiel est loin d'être négligeable, malgré les risques accrus liés à cette pratique. Pour mon prochain triathlon, je tenterai donc de rouler en groupe, mais n'y resterai que si je m'y sens suffisamment à l'aise.  

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L'AUTEUR

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Aurélien, sportif

et grand amateur

de bouviers bernois.

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