Trialong Île-de-France 2016, Au bout de l'effort

Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

     À quelques jours du départ de mon plus gros objectif de la saison, les longues heures d'entraînement n'ont pas suffit à dissiper tous les doutes. C'est qu'il va quand même falloir couvrir pas moins de 120km pour voir la ligne d'arrivée de ce Trialong Île-de-France 2016. Une petite montagne. Alors plus je m'en approche, et plus le sommet me paraît haut.

À l'eau !

 

     Ce dimanche, le réveil me sort du lit à 5h45, après une nuit plutôt moyenne. Première épreuve de la journée : enchainer après mon petit déjà' habituel sur une assiette de coquillettes. Pas terrible, mais je me force à avaler ce carburant qui pourrait bien faire la différence plus tard dans la journée. J'ai une heure de voiture pour le digérer, avant d'arriver à Bois-le-Roi, quelque part dans la forêt de Fontainebleau. J'installe tranquillement mon vélo dans le parc, ainsi que mes affaires pour T1 et T2, puisque tout se passe au même endroit. Avec moins de 500 vélos, le parc n'est pas bien grand et je ne devrais pas avoir de souci pour m'y repérer. J'enfile ma combinaison de natation par dessus la trifonction, et à une demi-heure du départ je suis finalement relativement détendu.

 

Natation Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

     Le départ est donné pour les duathlètes avec qui nous partageons le parcours, et tandis que ceux-ci partent baskets aux pieds et bien au sec, nous avons quelques minutes pour un semblant d'échauffement dans l'eau. Je me contente d'un aller-retour de 50m à tout casser, histoire surtout de faire rentrer un peu d'eau dans ma combi, pour que celle-ci ait le temps de se réchauffer. À peine entrés dans l'eau, nous en ressortons déjà pour nous positionner sur la plage.

     La natation étant mon point fort, je suis content de constater qu'il n'y a pas besoin de batailler pour se placer dans les premières lignes avant le départ. Tant mieux, cela m'évitera des efforts inutiles pour remonter le peloton, ainsi que quelques baffes. Je souffle un coup, vérifie ma montre GPS, tout est ok. C'est parti pour ce premier triathlon longue distance !

 

Natation Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

     Je piétine quelques secondes le temps qu'une place devant moi s'ouvre pour plonger, puis je me lance à l'assaut de la première bouée qui nous attend 200m plus loin. Le début est forcément un peu chaotique, chacun essayant de se faire une place, quitte à passer carrément sur ceux qui lui barreraient le chemin. Sans me mettre dans le rouge, je tire un peu sur les bras pour me sortir aussi vite que possible du paquet, et éviter le goulot d'étranglement au niveau de la première bouée. Une fois celle-ci passée, j'ai réussi à me faire une place, et je peux nager plus sereinement dans la ligne droite. Je constate rapidement une cassure devant moi, un petit groupe ayant déjà creusé l'écart. Je suis dans les premiers poursuivants, déjà à quelques dizaines de mètres. Mais pas question de me crever pour essayer de les rattraper, je profite de la place devant moi pour nager à mon rythme, et aussi droit que possible. Je ne suis pas non plus tout seul, et un nageur à côté de moi me rentre régulièrement dedans. D'abord convaincu que c'est lui qui ne nage pas droit, je m'agace un peu, et essaie d'accélérer pour le distancer. Mais rien à faire il s'accroche, et nous continuerons à nous rentrer régulièrement dedans jusqu'au bout de cette partie natation. Le tort est certainement partagé...

 

     Il en faudrait heureusement d'avantage pour me déstabiliser, et je continue sur ce qui me semble être un bon rythme vers la fin de la première boucle de ce parcours aquatique. Je suis bien dans l'eau, à l'aise dans ma combi, pas essoufflé, j'y vois clair dans mes lunettes. À part mon bonnet qui essaie discrètement de retrouver sa liberté, tout roule ! Je me relève pour la sortie à l'australienne, et trottine sur la plage sans faire attention à ceux qui me doublent en sprintant. Courir dans le sable est éprouvant, et je ne veux pas compromettre la suite de cette belle natation. Un coup d’œil à ma montre et je constate avec plaisir que je ne suis parti que depuis 14'15". Je suis bien dans les clous pour mon objectif de 30' sur cette première épreuve !

 

Natation sortie australienne Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

     Re-plouf, et c'est parti pour le deuxième tour. Pas grand chose à signaler sur celui-ci. Mis à part que je ne quitte pas mon collègue zigzagueur, tout se passe parfaitement. Je nage bien, en amplitude et surtout sur les bras, sur un rythme soutenu mais pas vraiment infernal non plus, le bon compromis pour avancer efficacement tout en économisant mes forces. Cette natation est un régal, et c'est presque à regret que je sors de l'eau après le second tour. J'aurais volontiers enchainé sur un troisième !

 

Natation Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

T1 : y a pas le feu au lac

 

     Après cette première partie appliquée et assez tranquille, il est maintenant temps de s'agiter un peu et de mettre le cerveau en marche, pour éviter les couacs lors de la première transition. Je cours en direction du parc à vélo en commençant à descendre ma combi, et me rends alors compte que j'ai oublié d'arrêter ma montre. Celle-ci affiche 29'30", j'ai donc bien rempli mon premier objectif, probablement autour de 29'. Pourvu que ça dure !

     Arrivé devant mon vélo, j'ai pas mal de choses à faire. Cela risque d'être long mais tant pis, je ne suis pas à deux minutes près. Je termine d'enlever ma combi et me sèche au mieux, car il ne fait pas bien chaud en cette fin du mois de septembre. J'allume mon GPS vélo pour lui laisser le temps de se situer, retire puis remet le haut de ma trifonction le temps de passer ma ceinture cardio sur laquelle je compte en course à pied. J'enfile une veste, et en remplis les poches de gels et barres énergétiques. La ceinture porte-dossard, les chaussettes puis les chaussures de vélo, le casque et enfin les lunettes, je pense n'avoir rien oublié. J'emmène mon vélo sans précipitation jusqu'à la ligne de départ, ayant retenu la leçon de la dernière fois. Cinq minutes après ma sortie de l'eau, j'enfourche ma monture et donne les premiers coups de pédale. Je sais que c'est maintenant que commence véritablement ma course.

 

Transition vélo Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

En vélo, limiter les dégâts

 

     Le parcours vélo se compose d'une boucle à parcourir deux fois, pour un total annoncé à 90, puis 94km, mais je m'attends plutôt à 97 d'après mon repérage. L'ensemble est plutôt plat, il faudra seulement grimper sur un plateau deux fois par tour, soit quatre petites côtes au total (500m D+). Je me suis donné pour objectif 3h30, soit une vitesse moyenne de 28km/h.

 

     Sur les premiers kilomètres j'apprécie d'avoir pris le temps de mettre ma veste, car le fond de l'air est frais ! Sans trop forcer je roule sur cette portion plate autour de 33km/h ; c'est un peu rapide, mais difficile de se retenir quand on a le jus. Je fais le point sur mes provisions : j'ai deux gels, deux barres de céréales et deux barres énergétiques, j'alternerai donc en en prenant un tous les 15km. Sauf qu'arrivé au quinzième, je dois revoir mes plans lorsque je constate que la poche où devraient se trouver deux de mes barres est vide. C'était donc ça le bruit de "truc qui tombe par terre" quelques minutes après le départ... Ce sera donc un tous les 20km, il faudra faire avec.

 

     Je suis très bien dans ce premier tour, ce qui n'empêche pas quantité de cyclistes de me dépasser. J'en ai maintenant l'habitude, et je sais de toute façon que sur cette course, et en particulier sur la partie vélo, c'est avant tout contre moi-même que je vais me battre. Je laisse donc les autres filer sur leurs machines de course, et continue ma route. A mi-chemin de ce premier tour, en haut de la deuxième montée, nous attend le premier ravito. C'est ma première épreuve sur laquelle est prévu un ravitaillement vélo, aussi je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Solide, liquide ? On s'arrête ? Je constate finalement qu'il n'y a que des bouteilles d'eau, tendues par les bénévoles et attrapées au vol par les coureurs. Pas de pause donc, et pas le temps non plus de remplir les bidons car la zone de propreté est extrêmement courte. Craignant la pénalité, j'ai juste le temps de boire deux gorgées pour jeter la bouteille presque pleine dans l'espace dévolu. L'intérêt de ce ravitaillement est donc très limité...

 

     Même si pour chaque cycliste que je dépasse, cinquante me laissent derrière eux, ce premier tour se poursuit toujours sans accroc, avec une météo très favorable qui nous épargne la pluie que j'avais redoutée. Je termine cette première boucle sans trop forcer et sans fatigue apparente, à 30km/h de moyenne. J'ai roulé 48,5km, il faudra donc bien en faire 97, et je sais que le plus dur est à venir. Le deuxième ravitaillement est identique au premier, sauf que sur du plat la vitesse rend encore plus périlleux l'attrapage de bouteille à la volée. C'est juste à cet endroit que mes parents sont placés pour m'encourager, et à la lutte avec ma bouteille j'ai à peine deux mots pour leur dire que tout va bien. Ça m'énerve car être supporteur sur une course si longue est aussi un bel exploit, et j'ai l'impression de ne pas leur rendre ce qu'ils méritent. Bref, je continue à rouler, puisque je suis là pour ça.

 

Vélo Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

     Sans surprise, les choses se compliquent progressivement dans ce deuxième tour. Si tout va bien jusqu'au 55ème kilomètre, après, la fatigue commence à se faire sentir. Je pioche dans les montées, et même sur le plat ma vitesse n'est plus celle du premier tour. Rien de bien étonnant, ça s'est toujours passé comme ça à l'entrainement. En plus, un problème attendu mais contrariant ne tarde pas à se faire sentir : avec toute l'eau avalée depuis ce matin un arrêt au stand est nécessaire. Difficile pourtant, car il n'y a jamais de bon moment ou de bon endroit, rien ne m'incite à me dire "c'est maintenant que je m'arrête".  Une glissière sur le bord de la route me suffira finalement pour appuyer mon vélo, et après 2min de pause appréciée aussi pas mes jambes, je repars plus léger.

 

     Les trente derniers kilomètres sont de plus en plus difficiles. Les effets du vent ou de la route en mauvais état sont démultipliés, et ma moyenne poursuit sa lente dégringolade. Je pense à mon objectif, un peu inavoué, de terminer en moins de 6h, et j'alterne les phases optimistes où je me motive en me disant que j'ai une chance d'y arriver, avec celles où je n'arrive même plus à mettre le grand plateau et où je n'y crois plus. Les kilomètres 80s sont particulièrement éprouvants, et je dois vraiment serrer les dents pour ne pas écouter mes jambes qui n'en peuvent plus. Je n'ai qu'une envie : que ça s'arrête. Quant à courir... Vu comme mes jambes tremblent quand je me lève de la selle pour passer les dos d'ânes, il y a de quoi être inquiet sur ma capacité à enchaîner sur un semi.

 

     Malgré la fatigue je tiens le coup, et chaque coup de pédale me rapproche de la fin de cette éprouvante partie vélo. Après l'ultime descente où je repose mes jambes autant que possible, les derniers kilomètres de plat sont un peu plus faciles. C'est aussi psychologique : la ligne est proche.

     Lorsqu'elle apparaît finalement devant moi, pas question de faire des acrobaties pour gagner de dérisoires secondes. J'arrête mon GPS, puis le vélo, et j'en descends tranquillement pour jauger de mon état. Youpi, je tiens debout ! Je trottine donc en guidant mon instrument de torture jusqu'à son emplacement dans le parc à vélo. Après un premier tour aussi agréable que l'épreuve de natation, j'en ai sérieusement bavé dans le second ; mais avec un chrono de 3h23' j'en termine sur une moyenne de 28,8km/h. Je suis dans les temps, mais serai-je capable de courir un semi en moins de 2h ?...

 

Vélo Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

T2, easy

Transition Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

     C'est bien beau de dire que sur cette course je me bat contre moi-même, mais en arrivant dans le parc à vélo je ne peux m’empêcher de constater que celui-ci est déjà bien rempli. C'est un peu frustrant, même si de toute façon je ne pouvais pas faire mieux sur ce parcours vélo.

 

     La seconde transition est, sans surprise, plus facile que la première. Je retire mes affaires de vélo, refais le plein de gels énergétiques et change de chaussures (ce serait bête d'oublier ça), et en moins de deux minutes je ressors du parc pour me lancer à l'assaut de la dernière partie de cette course.

 

Transition Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

Et (presque) un semi-marathon pour finir !

 

     Je sais que les premières foulées seront décisives, annonçant d'emblée la couleur sur cette épreuve de course à pied. Aussi c'est un peu inquiet que je couvre les premières centaines de mètres, attendant la réponse fatidique de mes jambes. Et là, presque contre toute attente, je me sens bien. Après les heures difficiles passées sur vélo, courir constitue une forme de libération. Je n'ai mal nul part, l'effort est tout à fait acceptable. Assez sidéré par ce regain de forme, j'attaque le premier des trois tours sur un rythme de 5'10"/km. Les conditions météo sont idéales, et le parcours en forêt est agréable. Le terrain est plutôt roulant, même si quelques passages sont un peu plus techniques, et que la boucle n'est pas tout à fait plate. Je passe facilement la côte principale de quelques centaines de mètres sur ce premier tour, à voir pour les deux suivants...

 

     Je n'en reviens pas de maintenir ce rythme sans vraiment de difficulté, après plus de 4h de course. Je ne m'arrête même pas sur les deux ravitaillements de ce premier tour, me contentant d'attraper un verre d'eau au passage. A la fin de la boucle, déjà 6,5km de faits, et je ne faiblis toujours pas. Cool !

 

Course à pied Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

    Je ne m'enflamme pas pour autant, l'arrivée est encore loin et il pourrait suffire de quelques minutes seulement pour qu'arrive un gros coup de moins bien. Je préfère voir la bonne moyenne de ce premier tour comme une marge de sécurité en cas de défaillance sur la suite du parcours.

 

     Je m'emploie déjà d'avantage sur le deuxième tour. Même si la moyenne baisse à peine, les écarts entre les kilomètres, terminés entre 4'58" et 5'28", sont moins réguliers, signe que je ne contrôle plus aussi bien que je le souhaiterais. Je m'arrête maintenant quelques secondes aux ravitos, pour boire d'avantage et m'alimenter. Je n'ai d'ailleurs jamais mangé un Tuc aussi bon que lors de ce deuxième tour ! La côte passe encore assez bien, et j'arrive finalement à la fin de la deuxième boucle après 13km dans un état que je qualifierais de "pas mal". Et "pas mal" après plus de 5h de course, c'est plutôt inespéré !

 

     D'autant que lorsque j'attaque le dernier tour, je suis désormais convaincu d'une chose : je vais le faire. Je suis trop près du but pour ne pas y arriver maintenant, je vais terminer ce triathlon de 120km, pour lequel je me suis tant entraîné. Peut être même en moins de 6h, mais je n'y pense plus trop maintenant, on verra bien.

 

     Les kilomètres maintenant semblent de plus en plus longs, et les foulées sont plus pénibles. Je me concentre, il ne faut penser à rien. Juste avancer, conserver ce rythme de 5'30"/km ce serait pas mal. Lorsque ma montre annonce le quatorzième, puis le quinzième kilomètre, je me sens plus loin que jamais de la ligne d'arrivée. C'est qu'on n'y est pas encore, il peut s'en passer des choses. Ne penser à rien. Cours, tu vas y arriver. Les ravitaillements ne passent plus aussi bien, surtout le solide. Les Tucs me donnent soif ! Et repartir après les arrêts est chaque fois un peu plus difficile.

     Après une seconde pause dictée par ma vessie, j'attaque la fameuse côte, pour la dernière fois. Je ne gambade pas comme au premier tour, mais ça passe. Ça commence à sentir la fin, et je ne craque toujours pas. Yesss !!

 

     J'arrive enfin au bout de ce dernier tour, où ma petite équipe de supporteurs m'encourage et me félicite. "C'est où l'arrivée ??" Un dernier petit tour à faire, où je me sens pousser des ailes. Sur le bord du parcours j'entends des organisateurs de la course : "Il a pas l'air fatigué celui-là !". Si si, je suis fatiguéééé !! Mais à quelques dizaines de mètres de la ligne d'arrivée, ça ne compte plus.

 

Course à pied Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

L'arche est devant moi, et j'aperçois le chronomètre. Il affiche 5h59', et de là où je suis je ne peux pas lire les secondes. Même si je devrais savoir que mon temps n'est pas celui-là, cela sème un vent de panique dans mon esprit pas tout à fait lucide, et j'accélère alors de toutes mes forces pour arracher le sub-6h !

 

 

Course à pied Trialong Ile de France 2016 triathlon long longue distance half ironman Blog

 

     Lorsque je passe la ligne, les 5h59' sont toujours là. Ouf ! Emporté par mon élan, je ne vois pas les deux marches quelques mètres après l'arrivée - probablement les plus vicieuses de l'histoire de l'humanité - et je me tords violemment la cheville avant d'être rattrapé par une bénévole qui remet les médailles. Elle me demande si ça va. Si ça va ? Je ne sais pas, mais je m'en fiche royalement, j'ai terminé mon premier triathlon longue distance !

Quel pied !

     

     Il m'a finalement fallu 1h46' pour venir à bout des 20,1km de la course à pied, soit l'estimation la plus optimiste que j'avais pu faire avant la course. Quant au temps total, on est bien loin de toutes mes prévisions : 5h47' !! (le chrono affiché était celui des duathlètes). Je suis donc largement sous les 6h, objectif auquel j'avais quasiment renoncé la veille à cause des 7km supplémentaires sur la partie vélo. Je suis tout simplement SUPER CONTENT !!

 

     J'avoue que je suis aussi assez fier de moi. Il faut croire que mon entraînement, qui ne me rassurait pas la veille, était bien dosé pour me permettre d'encaisser une telle course. Je me suis éclaté sur cette épreuve, j'ai vraiment pris énormément de plaisir (il faut dire qu'en 6h, on a le temps de profiter !). Étonnamment, c'est le vélo qui m'en a le plus fait baver. Le fait que ce soit là mon point faible n'est pas une surprise, mais je m'attendais à ce que courir après tout ce vélo soit le plus dur, et finalement je me suis senti mieux sur mes deux jambes.

     L'autre surprise, c'est mon état après cette course. Évidemment je suis fatigué. Mais compte tenu de l'effort, je craignais que cela soit bien pire. Je n'ai mal nul part, je mets encore un pied devant l'autre, c'est déjà pas mal. J'ai l'impression d'être à peu de choses près dans le même état de fatigue qu'après l'épreuve de Paris l'an dernier, alors que la distance a plus que doublé depuis. Il faut croire que j'ai bien progressé !

 

     La fatigue ce n'est rien quand on s'amuse. Et avec ce Trialong, j'ai vraiment retrouvé le dépassement, la joie et la fierté que j'avais ressentis pour mon premier triathlon un an avant. Cette journée a été formidable et je n'ai qu'un hâte : revivre ça !

Natation T1             Vélo T2            Course à pied TOTAL
29'42" 5'03" 3h24'44" 1'44" 1h46'31" 5h47'44"
12/319 292/319 208/319 130/319 95/319 139/319

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Commentaires: 2
  • #1

    Mathieu (mardi, 11 octobre 2016 07:45)

    Bravo pour ta course et ce beau récit, on partage bien tes émotions! A quand le prochain tri L? ;)

  • #2

    Aurélien (mardi, 11 octobre 2016 13:00)

    Merci Mathieu ! J'ai adoré cette course, et c'est vrai que ça me donne envie de remettre ça sur la distance. Je commence à planifier ma saison 2017, et je pense notamment au triathlon du lac des sapins à Cublize en juin, et au Natureman en octobre. Mais mon prochain objectif reste le Marathon de Paris !

 

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