Foulée Vénissiane  2016 : Souvenirs d'un 10km

Foulée Vénissiane Vénissieux 2016 Blog Course à pied Running

 

     Invitée surprise à mon calendrier, la Foulée Vénissiane était la dernière course de ma saison. L'occasion d'aller chercher un record sur 10km, et de renouer avec la course à pied pure, après un printemps et un été consacrés au triathlon. Avec une inscription plutôt tardive ma préparation s'est limitée à trois semaines, tandis qu'il m'en aura fallu le double pour écrire un compte-rendu ! Malgré cela, il me reste quand même quelques (bons !) souvenirs de cette course.

Contre vents et marées

 

     Vent surtout ! Parce qu'en région lyonnaise on est assez peu embêté par les marées... En ce 20 novembre, les températures étaient plutôt clémentes, mais Éole était de mauvais poil, et il a fallu faire avec des rafales soutenues. C'est donc en alternant avec un vent tantôt de face tantôt de dos que j'ai enchainé les aller-retours pour réaliser un bon échauffement, indispensable pour attaquer dès le début de la course. La contrepartie à insister sur l'échauffement, c'est que j'ai rejoint le peloton seulement quelques petites minutes avant le départ, et que je me suis donc retrouvé placé plutôt à l'arrière de celui-ci.

 

     Cela s'est logiquement payé dans les premières minutes de la course, durant lesquelles il a parfois été difficile de me frayer un chemin parmi les coureurs (plus de 1200 quand même) et de conserver mon objectif d'allure. Après seulement quelques centaines de mètres parcourues, j'avais déjà presque 100m de retard sur mon objectif. Il fallait donc grappiller quelques secondes sur chaque kilomètres, si j'en étais capable.

 

10km, entre vitesse et endurance

 

     La distance est loin d'être évidente. Elle correspond en effet à un intermédiaire entre la course de fond et la course de vitesse (en athlé, le 10000m se court sur piste !). Concrètement, cela veut dire que sur un 10km, les moments où l'on est bien sont rares. En ce dimanche venteux, cela aura duré environ 3km. Après ce petit quart d'heure de relative aisance, le reste de la course a été un combat pour ne pas relâcher la pression et tenir le rythme.

 

     Et pour cela, le vent n'a pas vraiment aidé. Sur un parcours plutôt sinueux, le passage d'un virage pouvait parfois s'apparenter à  une entrée dans une soufflerie. Et si le speaker conseillait avant le départ de s'abriter derrière d'autres concurrents, façon drafting à vélo, je ne voyais pas du tout comment cela était possible en course à pied. Je me suis donc débrouillé tout seul pour affronter les rafales pleine face.

 

     On pouvait espérer qu'au contraire les passages vent dans le dos seraient plus faciles, mais ça n'a pas vraiment été le cas. Déjà je ne peux pas dire que j'ai vraiment senti une quelconque aide du vent dans ces situations (jamais content celui-là !), mais surtout le fait de l'avoir dans le dos a eu une conséquence plutôt inattendue. Dans un effort intense comme celui-là, le moteur chauffe. Avec le vent arrivant par l'arrière, j'avais beaucoup plus chaud, notamment au visage. Pas très confortable donc.

 

Malgré tout, une affaire qui roule !

 

     Certes jamais vraiment à mon aise dans cet effort, je me suis quand même pas mal débrouillé. Et puis si j'avais voulu du confort, je serais resté sous ma couette ! Après 6km de course j'étais revenu au niveau de mon objectif (passage en 25', soit tout pile 4'10 de moyenne), et j'avais su gérer un début de point côté apparu à mi-course. Je ne me suis pas arrêté au ravito (à vrai dire je ne me rappelle même plus s'il y en avait...!) pour ne pas perdre de précieuses secondes, me contentant de mes gourdes et de mes gels énergétiques.

 

     Passé le 8ème kilomètre, j'ai commencé à accélérer un peu la cadence. Enfin je me souviens avoir essayé, mais aujourd'hui quand je regarde ma courbe de vitesse cela n'est pas franchement flagrant... Cela dit c'est plutôt bon signe, cela veut dire que j'étais bien au max de mes possibilités du moment. Pour la fin du parcours, on est ressorti du parc de Parilly pour revenir en ville, où l'on a profité du soutien de quelques spectateurs. C'est toujours très sympa, même si à ce moment de la course le peu d'attention qui me restait était surtout focalisé sur ma montre...

 

     Un dernier effort et me voilà dans la dernière ligne droite. Je jette le peu de forces qu'il me reste pour doubler quelques concurrents supplémentaires, et boucler le 10ème kilomètre à 99%FCM. Puisque je vous dis que j'étais au max ! La ligne est franchie, et une fois passé l'étourdissement qui accompagne la coupure d'un effort violent, je peux me réjouir du chrono. Mission accomplie, j'ai désormais un record sur 10km à 41'09 ! Le pari d'un 10km préparé en seulement 3 semaines est donc réussi ;)

 


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L'AUTEUR

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Aurélien, sportif

et grand amateur

de bouviers bernois.

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